Lundi 15 – les chaises s’empilent, faut faire de la place, Crandfield arrive ! Mimi est là, accompagné de Giacomo et Marie!! Et voila mon salon qui se remplit de bruits et des accents anglais des trois inséparables.



Les coloc’s s’adaptent à ce remue-ménage. Même Giorgio en
profite pour améliorer son anglais! C’est fou ce qu’on apprécie d’avoir du monde chez soi!

Programme culturel élaboré -Alhambra, tapas, semaine programmé, même avec les plans B en cas de mauvais temps! Et pour moi, entre les cours et les obligations, un bon prétexte pour aller montrer mon nez à Séville et ses 26° et enfiler mes gants et pantalon de ski pour passer un jour dans la Sierra Nevada.

On n’oubliera pas le coup de soleil de Mimi, l’étonnante maitrise de l’espagnol de Giacomo (mais oui, il a tout appris en 3 semaines en Argentine), ses reportages et son envie de poisson, les soldes avec Marie, l’ascension périlleuse de Mimi et Giacomo jusqu’au

sommet, le coucher de soleil sur la Sierra Nevada, la présence de Tangi et nos conversations, la tentative de Seville by night (on l’a vite compris, les sévillans n’aiment pas qu’on les prenne en photo), la soirée avec Claudia et Mathieu … Et puis moi avec mes éternelles photos, très mauvais guide touristique parait-il, juste contente d’être là !

- Ecouter Simon raconter des histoires sans queue ni tête, celle de la « petite danseuse, qui regardait l’Alhambra mais ne la voyait pas, jusqu’au jour ou elle aperçu un ballon bleu qu’elle seule pouvait voir et qu’elle sentit lui pousser des ailes, qu’elle le suivit haut dans le ciel jusqu’aux étoiles,… ». Et puis se moquer du fait qu’elles n’aient pas de sens, puisque les mots sont beaux et qu’ils résonnent.

- Ecouter Pancho parler du monde, des choses visibles et invisibles.

- Etre au « taquet » avec Sabrina

- Compter les paires de chaussures, parfois peinturlurées, suspendues aux fils électriques, solidaires de tas d’autres chaussures suspendues dans le monde entier, victimes d’un même élan artistique, ou de provocation.

- Aller boire un verre, de tapas, sans l’avoir prévu avant, profiter d’être ensemble, goûter à chaque minute. Et quand le verre est vide, le remplir aussi vite.

- Passer, le soir – ou à n’importe quelles heures du jour et de la nuit au mirador Saint Nicolas. Chaque fois différent, chaque fois magique. Lumière, musique, vie.

- Avoir un invité chez soi, invité d’ici ou d’ailleurs !

- Entendre dans sa tête bourdonner et s’entrechoquer des langues étrangères. Faire des rêves polyglottes.

- Etudier au soleil… parce qu’il faut bien s’y mettre !

- Voir un coucher de soleil depuis la Cartuja, en sortant du cours de narrativa hispanoamericaine.

Evidement cette liste est loin d’être exhaustive ! A chaque jour de la compléter…