La langue québécoise est l’illustration d’un drôle de paradoxe. L’utilisation d’anglicisme et la préservation de la langue française contre ces mêmes anglicismes. Par exemple, un québécois ne dit pas weekend ou drive in. Il dit : fin de semaine et service au volant. Il ne regarde pas Desperate Housewife le lundi soir, mais bien Beautés Désespérées… Et puis, il trippe, il rushe, il ouatch, il plogue, il spotte et il punche!
Vous comprendrez ce que vous pouvez
En fin de semaine…
Au Québec, on aime bavasser, jaser avec ses chums. Parfois, quand ils nous tombent sur les nerfs, on se chicane. Ça a pas de bon sens. En fin de semaine, on s’évache devant une game de hockey. On attend avec impatience que les premiers joueurs se sautent dans la face et se mangent une volée. En fin de compte, on en oublie la poque. Dans le fond, on se dit qu’on a p’t être ben tanponné, mais que c’était ben l’fun.
Samedi matin, on magasine, on fait les commissions. L’après-midi, on va aux vues.
Le samedi soir, on fait des partys et on boit des broues avec sa gang en écoutant des tounes. En pub crawl, y en a qui brossent. Ça a pas toujours d’allure. Pour s’en remettre, ils mangent une poutine à 3h du mat’.
On becotte sa blonde et on se plait à l’appeler ma pitoune. Et quand on a en a pas on crouse dans les pubs, ça arrive qu’on pogne, qu’on tombe en amour.
S’il mouille à siot ou qu’il fait trop frette, on aime encore bien rester assis sur son steak, chez nous.
Besoin d’une traduction? C’est sûr, ça a moins d’allure en français…
Au Québec, on papote avec ses potes. Parfois, quand on se tape sur les nerfs, on se dispute. Ça ressemble à rien. Le weekend, on paresse devant un match de hockey. On attend avec impatience que les premiers s’engueulent et se prennent une raclée. En fin de compte, on en oublie le palet. Après coup, on se dit qu’on a peut-être perdu son temps, mais que c’était bien chouette.
Samedi matin, on fait du shopping, on fait les courses. L’après-midi on va au cinéma.
Le samedi soir, on organise des fête et on boit de la bière avec son groupe de potes en écoutant de la musique. En rallye chopes, y en a qui se tôlent. Ça ne ressemble pas toujours à grand-chose. Pour s’en remettre, ils mangent une poutine à 3 heure du mat’.
On embrasse sa copine et on aime l’appeler ma petite puce. Et quand on en a pas, on dragouille dans les bars. Ça arrive qu’on ait du succès, qu’on tombe amoureux.
S’il pleut des cordes ou s’il fait trop froid, on aime encore bien glandé, chez soi.