New-York est une ville qui s’apprivoise. On se familiarise d’abord avec le métro, le quadrillage des rues. On s’habitue à la foule, à zigzaguer entre les gens pressés. La sensation de suffocation disparait peu à peu… dès qu’on prend le temps d’observer.
On finit par se rendre compte que Central Park murmure des notes de saxophone, que le pont de Brooklyn a le goût d’arachides grillées, High Line Park, une légèreté aérienne, Harlem, un sourire éclatant et que Chinatown exalte des bouffées d’odeurs.



New-York laisse peu de place aux demi-teintes, aux justes mesures. La plus crasse des indifférences côtoie la plus simple des gentillesses. Demandez votre chemin, on vous regarde avec condescendance avant de détourner les yeux ou on vous prend par la main et on vous guide jusqu’à bon port. Des inconnus vous parlent, naturellement, vous proposent spontanément de l’aide. Je suis à chaque fois surprise de tant de simplicité.
Je découvre Central Park à côté de Sameh, dans son élégant costume de réceptionniste. L’Egyptien d’une cinquantaine d’année se promène chaque jour dans le parc pendant sa pause.
J’accompagne Jay pour prendre des photos de nuit des ponts de New-York. Cet employé de Bank of America d’origine indienne sort tout juste de son cours de photographies.
Je traverse New-York en métro avec Cécilia, une actrice danoise. La jeune blonde vient juste de chanter « Je ne regrette rien » de Piaf dans un bar français de Brooklyn.
Je discute photo avec Aylan, un ancien photographe de presse turc, dans son stand du parc Bryant, sur la 42e Av. A 30 ans, il a choisi de reprendre un projet créatif et artistique.
Sans malice, partager des petits morceaux de vie.



Entre New-York et Washington, le plaisir de retrouver Mary après 4 ans, de partager un milkshake oreo-banane et de papoter avec William à Brocklyn.














































