Son visage sur les murs, sur des T-shirt, un visage reproduit en million d’exemplaires. Un visage tellement familier, peut-être tellement attractif qu’on ne se pose plus la question de savoir pourquoi il est si populaire. Un visage que j’ai trop vu pour encore me poser des questions. Un visage que j’ai, sans jamais chercher plus loin, sans jamais chercher à comprendre, toujours assimilé à une sorte de héros, de gentil universel. Un gentil universel qui pour le bien de l’humanité s’est mis en tête d’exporter la Révolution. Pas besoin d’elle dans son propre pays, l’Argentine, alors, il s’est la fait ailleurs. Un humaniste qui fusille pour mieux faire comprendre ses points de vue, pour mieux faire table rase du passé, pour montrer qu’on nous trompe avec des idéaux, des idéologies. Et si les mouvements révolutionnaires marxistes du monde avaient choisi pour symbole un assassin ?