Laval sous la neigeLaval sous la neige4

« Il neige !! ». 8h du matin, j’ouvre un œil, tend l’oreille, soulève un bout de rideau. C’est l’euphorie dans notre 7e étage. Caroline (ma voisine de gauche) frappe à toutes les portes pour annoncer la nouvelle. Nos petits yeux d’européennes pétillent. Toutes, nous attendions la neige avec impatience… Mais nous ne l’attendions pas si tôt.

D’après Aude (collègue québécoise de la maitrise en journalisme), « Ça prend un européen pour se réjouir qu’il neige un 22 octobre… ».  Les bonshommes de neige, les batailles, le crissement des pas, ça ne fait plus rire les Québécois… Et surtout pas fin octobre !  Parce que la neige annonce l’hiver et que l’hiver est long au Québec… Et avec la neige, suivent les pieds mouillés, les camisoles de laine et les tuques (bonnets) !

Il a neigé toute la journée hier, une petite tempête en somme. Je dois dire qu’après quelques allée et venues à l’extérieur, la neige était tout de suite moins fun… Évidemment, ce matin, avec le soleil, ça change tout ! Reste juste à regarder où l’on met les pieds ! Plus de photo…

Laval sous la neige2Laval sous la neige3

Campus1stade rouge et orPavillon CasaultCampus2Stade rouge et or2Station d'autobus

Voici un aperçu du Campus de l’Université Laval, un dimanche d’octobre. Un grand carré d’herbe. Beaucoup de beton, beaucoup d’arbres, un grands stade, des résidences, un centre sportif, des bibliothèques, des amphis. Je voulais profiter d’un rayon de soleil pour prendre quelques photos, de toutes ces couleurs d’automne. Vingt minutes plus tard, j’ai eu droit à ma première tempète de neige (fondante) en prenant ces photos cette après-midi.Des nuages très sombres, puis le vent, la pluie et la neige, une drôle de lumière. Un air de fin du monde. Je suis rentrée trempée, le nez rouge et les doigts frigorifiés. Contente de ce nouveau tête à tête avec mon appareil photo.

8h du matin, je file au « régistaire » pour m’inscrire. Les bureaux ouvrent à 8h45, mais la file caracole déjà devant les portes de l’ascenseur. A peine le nez dehors, j’entends de gens crier. Manifestations, catastrophes ? J’avance prudemment. Surprise : je vois défiler des tas de petits lutins de la Saint-Patrick, des pirates. Plus loin des tortus ninjas. Dans ma tête mal réveillée, je me dis que c’est un peu tôt pour le carnaval… Puis tout s’éclaire : ce sont les fameuses initiations, les baptêmes version québécoise. Des costumes, du maquillage, de cris, de la bière très peu, des rallyes sur le campus. Des activités d’intégration obligatoirement présentées à la direction de l’Université avant d’être approuvés…

Clémence et moi y avons aussi eu droit aussi. Pas de cris, pas de déguisement, juste une après-midi et soirée organisée par les masters2. Un rallye dans la ville de Québec, avec un arrêt au studio de Radio Canada, quelques bières et pointes de pizza. L’occasion de faire connaissance avec la promo, de briser la glace. Opération réussie J ! La simplicité et la gentillesse des Québécois n’est plus seulement légendaire !

Envie de m’écrire?

Thérèse Dupont, 7683

Résidence Alphonse-Marie Parent

2255 rue de l Université

Université Laval

Québec (Québec) G1v 0A7

Canada

Envie de m entendre? 011 – 418-656-7777-19357

Ça y est j’y suis. Université de Laval, à Québec. Des carrés de pelouse bien verte, de grands bâtiments, des résidences. Ça me change, c’est sur. Mais je ne suis plus à ça près. Liège, Grenade, Louvain-la-Neuve. Je suis presque persuadée que je peux m’habituer à n’importe quel lieu. Même Louvain-la-Neuve m’a piégée. J’y allais pourtant en trainant les pieds… mais … Je me suis laissée prendre au jeu … « Louvain-la-Neuve, tu n’dors jamais la nuit, tu … ».  Et l’année a filé sans demander son reste.

Il est peut-être temps de reprendre ce blog avec un peu plus de sérieux… Entre mémoire, voyage au Canada et arrivée à l’Ecole de Journalisme de Louvain, il était passé à la trappe. Mais vu d’ici, y a des chances que je trouve quelques petites choses à raconter.   L’objectif n’est surement pas de raconter ma vie et mes états d’âme, mais de faire apercevoir un peu de Québec et sa culture, en mots et en photos. Si vous m’avez suivi à Grenade, j’espère que vous apprécierez aussi les prochains articles. N’hésitez pas à laisser des commentaires, poser des questions,…

Arrivée sur le campus de Laval dimanche 30. Juste le temps de défaire mes valises avant le début des cours, juste le temps de remplir les premières démarches administratives.  Ici ou ailleurs, un moment fort peu agréable. Lundi 31 aout, le mail est formel, nous sommes conviés à une réunion de présentation du programme. Pas le temps de chômer ici !   Du pavillon Alphonse-Marie Parent (ma résidence-HLM) au pavillon n° 11, Louis-Jacques Casault (ma faculté labyrinthique), une vingtaine de nouveaux visages, la plupart québécois, quelques français quand même. Pas formel pour un sous, les directeurs du département nous demande de nous présenter, ils s’intéressent à nos parcours (ceux des Québécois sont particulièrement impressionnants). Les Québécois blaguent, sans complexe, avec leurs professeurs. Oui vraiment, le ton est donné. Bienvenue au Québec. Un accueil chaleureux qui contraste avec les bâtiments gris et les locaux sans fenêtre.

Tâtonnements de la première semaine, premiers cours, premières rencontres, organisation de la vie en résidence. Il y a 4 résidences sur le campus. La mienne à 5 ailes, 10 étages chacune, 20 chambres par couloir. En tout quelques 2400 résidents. Douches et toilettes à chaque étage, d’immenses cuisines au rez-de-chaussée. Clémence (l’autre EJLoise) comme voisine d’en face, des françaises tout autour. Pas de literie, pas d’ustensiles de cuisine, alors on campe forcément un peu J.

Question programme, cinq cours. Ça a l’air assez light comme ça, mais c’est loin de l’être… On est prévenu !