Sur la route de La Serena à San Pedro (16h), je n’ai d’abord vu que du gris. Un désert. Des heures de désert. Des immondices. De petites villes poussiéreuses. En arrivant à Calama (passage obligé pour se rendre à San Pedro de Atacama), je me suis sentie un peu mal à l’aise, avec l’impression que tous les regards étaient rivés sur moi. En faisant signe au premier bus qui allait à San Pedro et en suant sous mes sacs, je me suis sérieusement demandé pourquoi on faisait tout un plat de ce petit coin du désert de l’Atacama…
Une heure plus tard, des arbres surgissaient comme par magie au milieu de cette étendue grise. Et au milieu des arbres, un petit village blanc. Je me déride un peu, mais je ne me laisse vraiment aller que lorsque j’ai planté ma tente (celle d’Arturo) sous un figuier, dans un petit camping à l’extrémité nord du village, que j’ai négocié dur mon billet de bus pour la Bolivie et mes excursions au Geyser de Tatio et à la Laguna Cejar. Un vrai parcours du combattant pour obtenir l’information (c’est d’autant plus étonnant que San Pedro est un des lieux les plus touristiques et les plus chers du Chili), mais je suis assez contente de moi au final. Je rentre triomphante au camping. Le plus dur est fait !
Il ne me reste plus qu’à profiter de la compagnie de mes collègues voyageurs (français, suisse et chiliens). Pour la suite, une balade avec Eveline qui se révèle aussi aventureuse que mes dernières épopées en bicyclette, mais sans regret aucun ! Un lever de soleil sur les geysers de Tatio, une baignade dans une source chaude, puis dans les eaux salées du lac Cejar, un coucher de soleil sur la laguna Tebinche, un autre sur la Vallée de la lune… San Pedro a fini par me conquérir…
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