Un des buts de ce voyage était de réaliser différents reportages. Malheureusement, je n’en ai pas réellement eu l’opportunité ni le temps… Ces deux derniers mois,  j’ai voyagé à un rythme effréné avec Manue et Fran, sans avoir vraiment l’occasion de me poser.

Malgré le manque de temps pour rédiger de réels reportages, je me suis néanmoins efforcée de connaitre un maximum de choses sur la culture chilienne, de provoquer les rencontres et de profiter de toutes les occasions d’échange despoints de vue. Dans cette optique, j’ai décidé de m’arrêter un peu à Santiago. En cherchant un hôte dans la capitale chilienne via CouchSurfing, je suis tombée sur le profil d’Arturo. Impliqué dans un projet social, il invitait ses hôtes à se joindre au projet : offrir une aide après-scolaire à des enfants (6 – 12 ans) de La Pintana, un quartier défavorisé de Santiago. Sans trop réfléchir, je l’ai tout de suite contacté. C’est exactement ce qu’il me fallait !

Pendant quatre jours, j’ai donc aidé les enfants dans leurs devoirs, je leur ai appris des jeux, je les ai encouragés… Dans le fond, j’ai fait bien peu de choses en comparaison à ce qu’ils m’ont apporté. Avec leurs petits yeux curieux, ils m’ont posé des tas de questions sur la Belgique, sur les pays que j’avais visités. Le deuxième jour, j’étais déjà la « Tia Teresa ». Une expérience riche !

La Pintana se trouvant à une heure du centre de Santiago, j’en ai profité pour mieux connaitre le quartier, notamment en rencontrant un membre d’une ONG très active à La Pintana, Junto al Barrio. Ensemble, nous avons parcouru les rues en évoquant les différents problèmes : le manque de soutien à l’éducation, l’alcoolisme, la délinquance, le manque d’alternatives, la pauvreté et la précarité de l’emploi, la violence familiale,… J’ai également visité un jardin d’enfants et un centre de santé. Derrière le Santiago rutilant, cosmopolite et moderne, j’ai découvert une autre réalité…

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