J’ai profité de l’arrivée de François pour goûter quelques spécialités locales… En comparaison avec les éternelles  – mais délicieuses – « parillas » ou barbecues uruguayens (au bois) et argentins (au charbon), la cuisine chilienne est plutôt variée. Pommes de terres, maïs, poulet, poissons, oignons et … avocats (paltas) se mélangent sous différentes formes… Je me jette à l’eau mais en prenant quelques précautions tout de même… J’ai toujours un petit goût de rein et d’intestins de bœuf sur le bout de la langue depuis un certain barbecue en Uruguay (voilà ce que l’on gagne à être trop téméraire et à ne pas savoir ce que l’on mange…).

 

En autres préparations…

Ceviche – poissons crus arrosé d’une petite sauce au citron (en réalité, c’est une spécialité péruvienne)

Pastel de choclos – gratin de maïs (un peu sucré) avec du poulet, de la viande, des oignons, des raisins, des œufs et des olives.

Pastel de jaibas – gratin de crabe (surprise quand la commande est arrivée, j’étais sûre que les jaibas étaient une sorte de haricots. On a eu de la chance, on aurait pu tomber sur quelque chose de pire).

Sopaipillas – petits pains plats frits que l’on peut acheter dans la rue. On les mange avec toutes sorte de sauces.

Pebre – Petite préparation piquante de tomates et d’oignons hachés menu avec de la coriandre. On l’étale sur des petits pains en guise d’apéro. C’est très rafraichissant.

Completos – Hot dog amélioré avec des tomates, de la pâte d’avocat et une double dose de mayonnaise par-dessus (petite bouche s’abstenir).

Churasco – Hamburger dans lequel la viande hachée est remplacée par un filet de bœuf, avec pâte d’avocats et tomates.

Lomo a lo pobre – Le coup de cœur de Fran… Un bon steak frites couronné de deux œufs au plat et d’oignons frits.

Mote con huesillos – Jus de pêches confites (aves les pêches entières) et grain de blé.

Quant aux empanadas (chaussons fourrés), on en trouve partout en Amérique latine. Cuites au four ou frites, elles ont des formes et des contenants différents selon les pays et tombent toujours à point en cas de petit creux.

Evidemment, je ne me sors pas tous les jours au restaurant. La plupart du temps, je me contente de cuisiner un petit quelque chose (et je ne comprends que mieux ma petite maman qui se creuse sans cesse la tête pour trouver de nouvelles idées de recettes… c’est fatiguant d’établir tous les jours un menu…). Je me débrouille avec mes relatifs talents culinaires et les ustensiles très souvent rudimentaires à disposition (Tefal aurait un marché à conquérir en Amérique latine). Et je me surprends à rêver de cuisines équipées et de cours de cuisine…