Time to go : Philadelphia, New York, Washington, New York. Une semaine hors du campus, bien méritée !
Vendredi 17h30, co-voiturage jusqu’à Montréal. Montréal, traverser la ville en métro, station d’autobus, attendre dans la file avec mon passeport. 21h départ pour New York, 7h de route. Les petites lampes s’éteignent au fur et à mesure, les voyageurs s’assoupissent. Le temps passe vite, entre The curious case of Benjamin Button et un peu de littérature québécoise avec Borderline de Marie-Sissi Labrèche. Quelques heures de sommeil inconfortable. Les lampes se rallument sauvagement. Notre chauffeur indien nous invite à descendre du bus pour faire un tour au magasin Duty Free (tout un business les voyages en bus). Tant qu’à s’arrêter pour passer la frontière autant faire d’une pierre deux coups. Nous remontons donc dans le bus, pour redescendre 300m plus loin. Le contenu du bus se déverse, se met en ligne, dégaine son passeport et fait son plus joli sourire à l’agent de frontière (pour la photo), glisse ses doigts sur des appareils sophistiqués. Empreintes, profil – nous sommes fichés, enregistrés dans leur base de données.
Bizarrement, ce sont les Européens qui retardent tout le monde… Nous sommes trois. Il nous faut remplir une petite fiche verte que l’agent agrafera gentiment dans nos passeports. Et me voilà incapable de remplir la ligne : votre adresse aux USA… je n’ai pas l’adresse de l’hôtel sous la main, ne connais pas celle de Victor,… Bref, je note celle qui me tombe sous la main, celle de l’Associated Press à New York (notre premier rendez-vous de la semaine, annulé entre-temps). L’agent regarde ma fiche, pas de réaction. Toujours cette petite boule dans l’estomac au passage de frontière. Un drôle de flottement. J’ai un peu du mal à savoir quelle langue je dois parler.
Nouvel arrêt à Albany. 5h arrivée à New York. Deux heures d’attente avant le premier bus pour Philadelphia. La station d’autobus est pleine de gens qui attendent, qui somnolent,… On apprend la patience lorsqu’on voyage.