Et bien voilà une rentrée des plus réussies. Louvain-la-Neuve bouge toi j’arrive !
Tout était pourtant préparé à l’avance, l’itinéraire repéré, répété, les pneus du vélo regonflés. Le matin, une bonne avance sur le programme.
Mais déjà au moment de monter sur mon vélo et de faire les quelques premiers mètres, un drôle de schoumbounq annonce un départ avorté. Diagnostique : pneu arrière dégonflé (voire carrément à plat). Enfin, pas de panique, partant à l’heure et plus qu’à l’heure, j’ai largement le temps de retourner chercher la pompe à vélo et de regonfler l’affreux pneu (d’ailleurs j’avais bien observé la manœuvre, de façon préventive…). Après une dizaine de minutes et une étude complète du fonctionnement d’une pompe à vélo, je parviens finalement à regonfler le dit pneu. Le schoumbounq est plus léger, mais toujours préoccupant (et l’issue du retour me parait déjà incertaine… – dans mon grand optimisme je refoule cette petite voix). J’arrive finalement dans le centre de Louvain-la-Neuve non sans m’être assurée à plusieurs reprises de la dureté et de la pression de la roue arrière.
Au programme : demande d’admission, repérage des lieux, visites des différents sites, désespoir devant la file d’attente de inscriptions et ma situation de sans papier à l’ucl.
A 10h45, charabia bureaucratique et administratif, en d’autres mots : séance d’accueil et d’informations pour les masters en communication et information. L’amphi est plein, mais pas le moindre petit visage connu. Je me concentre sur les explications et pour tuer le temps, je me demande ce qui se cache derrière ses frimousses et ces accents du BW. Une heure et demie plus tard, l’amphi crache ses étudiants sur une rue noire de monde, entre les stands d’accueil. Je remplis un maximum de formalités administratives, puis me sentant comme un cheveu dans la soupe de ses joyeuses retrouvailles estudiantines, je file à l’anglaise.
Le vélo est toujours en place. Mon index et mon pousse tâte la roue arrière. Ce qui était à prévoir était prévu… Me voilà de nouveau à plat. Je prends mon courage à deux mains, pousse le fameux vélo à travers Louvain-la-Neuve, zigzagant entre les groupes d’étudiants, toujours plus nombreux. Hors de la foule, je tente une échappée, peine perdue la roue arrière se bloque complètement. Rage, un coup de pied dans le pneu – sans résultats aucun, abandon du bicycle et retour à travers champ.
Ce qui se fait à vélo, peut se faire à pied, moyennant un ajout de temps inversement proportionnel à la vitesse, une trentaine de minute plus tard je suis de retour. Sans vélo, sans papier. Les Pringles oignon-vinaigre du pack étudiant finissent de l’écœurer.
Si j’aurais su j’aurais pas venu… mais faudra bien reviendre demain…
Qui a dit que les rentrées scolaires cessaient d’être traumatisantes à partir d’un certain âge ? Ok, je l’avoue, il faut ajouter le facteur blonde à ce petit récit… – ce qui n’est pas pour me remonter beaucoup le moral ! Au reste, si vous m’avez lue jusque là, je suis flattée ! J’espère que mes mésaventures auront le mérite de vous faire franchement rire !
Vous en voulez encore ? Je peux continuer sur ma lancée en vous racontant mon deuxième jour…