Dans le cadre de la maitrise en journalisme international, Mme Payette, la directrice du programme nous a envoyé une semaine à New York et à Washington.  Au programme, visite de l’ONU, rencontres de journalistes, de John McArthur, le président et éditeur du Harper’s, un cours de journalisme à l’Université de Columbia,…

University of ColumbiaONU2ONU

En dehors de ce programme minuté, nous avons tenté de découvrir un peu New-York. Comme le dit Victor, les plus mauvaises photos font parfois les meilleures histoires.  Voici donc quelques mauvaises photos… quelques détails qui m’ont marquée à New-York.

New York ne dort jamais. Après une longue journée, Clémence et moi avons fait un petit tour sur Times Square pour le vérifier. Times Square, 4 ou 5 « blocs » de lumières intenses, de couleurs criardes et de publicités. Des rues noires de mondes, des gens qui hèlent des taxis. Honnêtement, je serais curieuse de savoir quel est l’impact écologique de ce petit quartier si populaire M&M's Storede New-York, centre névralgique du culte du dieu Consommation. Mais malgré soi, on se prend au jeu… on ne sait où poser les yeux. On entreprend un petit pèlerinage touristique dans les incontournables magasins. On s’extasie devant le Tirex grandeur nature du Toys’rus, qui bouge et rugit, devant les écrans géants et ces choses inutiles, mais devenues des incontournables, des indispensables de la Big Apple. Parmi ces inutiles, le M&M’s Store l’emporte haut la main ! Les tasses, gadgets, casquettes, peluches, sacs… jusqu’aux décorations de Noël sont à l’image des cacahuètes enrobées. De la publicité achetée par le consommateur, du grand art marketing ! Mais New-York sans Times Square, ça ne serait pas New-York!

Subway

New-York est grand. L’espace et le temps y sont tout chamboulés, les distances sont toutes relatives et les heures filent. On ne marche pas à New-York, où l’on marche énormément… Mieux vaut donc apprivoiser rapidement le plan du métro et décoder les panneaux directionnels. Encore une chose apprise à mes dépends. Lundi matin, j’ai pris autant de temps pour aller de Philadelphie à New-York que de la station d’autobus à l’hôtel : 2h. Allés-retours sur la ligne de Métro n°4 et  recherche désespérée de la 7e Av. (qui s’appelle aussi the Powel Street…encore fallait-il le savoir !) s’entendent. Ma petite valise et moi avons presque frôlé la crise de nerfs. Malgré le développement de mon sens de l’organisation, je reste la première victime de ma grande naïveté et de mon excès de confiance dans le cours des choses. Commentaire à part, il faut accepter de se sentir tout petit et perdu quand on est à New York… et espérer trouver de gentils newyorkais pour nous remettre sur la bonne voie (et il y en a beaucoup J).

Musée d'histoire naturelleUn incontournable un peu plus culturel : le musée d’histoire naturel. Majestueux, immense, il borde Central Park. Le temps d’un voyage dans le temps, on oublie qu’on est à New York. On se laisse impressionner par les squelettes de dinosaures et l’impressionnante collection d’animaux empaillés, captiver par les civilisations. C’est étonnant de voir que toutes les civilisations, quelques soient l’époque ou le continent, ont suivi, au départ, les mêmes évolutions,  ont utilisé les mêmes outils, les mêmes techniques. La culture et la religion se sont ensuite ajoutées pour les différencier.

Marché Jean Talon Montréalcheese steakMarché du Vieux Port Québec

Tous les marchés se ressemblent. Barcelone, Montréal, Philadelphie, Québec, les mêmes produits, les mêmes couleurs. Mais je ne m’en lasse pas. Des légumes alignés, des produits typiques, maison, des odeurs, des saveurs, de l’animation. A Philadelphia,  le market street se distingue surtout pour la diversité de nourriture qu’il  présente. Des cockies, du chocolat, des glaces, du pain, des bretzels qui se forment dans les airs en un tour de bras, des spécialités italiennes, asiatiques,  et … les fameux cheese steak, spécialité locale.  Tout cela bien sûr dans proportions déraisonnables (j’avais oublié à quel point les Américains font tout en grand). A emporter ou à consommer sur place. Au centre du marché, un emplacement avec des tables est réservé aux gastronomes. Et pour couvrir le brouhaha, un pianiste leur joue des petites mélodies.

Oui, les marchés se ressemblent, mais ils ont tous un petit quelque chose de spécial. À nous de prendre le temps de le découvrir.

Time to go : Philadelphia, New York, Washington, New York. Une semaine hors du campus, bien méritée !

Vendredi 17h30, co-voiturage jusqu’à Montréal.  Montréal, traverser la ville en métro, station d’autobus, attendre dans la file avec mon passeport. 21h départ pour New York, 7h de route. Les petites lampes s’éteignent au fur et à mesure, les voyageurs s’assoupissent. Le temps passe vite, entre The curious case of Benjamin Button et un peu de littérature québécoise avec Borderline de Marie-Sissi Labrèche. Quelques heures de sommeil inconfortable. Les lampes se rallument sauvagement. Notre chauffeur indien nous invite à descendre du bus pour faire un tour au magasin Duty Free (tout un business les voyages en bus). Tant qu’à s’arrêter pour passer la frontière autant faire d’une pierre deux coups. Nous remontons donc dans le bus, pour redescendre 300m plus loin. Le contenu du bus se déverse, se met en ligne, dégaine son passeport et fait son plus joli sourire à l’agent de frontière (pour la photo), glisse ses doigts sur des appareils sophistiqués. Empreintes, profil – nous sommes fichés, enregistrés dans leur base de données.

Bizarrement, ce sont les Européens qui retardent tout le monde… Nous sommes trois. Il nous faut remplir une petite fiche verte que l’agent agrafera gentiment dans nos passeports. Et me voilà incapable de remplir la ligne : votre adresse aux USA… je n’ai pas l’adresse de l’hôtel sous la main, ne connais pas celle de Victor,… Bref, je note celle qui me tombe sous la main, celle de l’Associated Press à New York (notre premier rendez-vous de la semaine, annulé entre-temps). L’agent regarde ma fiche, pas de réaction. Toujours cette petite boule dans l’estomac au passage de frontière. Un drôle de flottement. J’ai un peu du mal à savoir quelle langue je dois parler.

Nouvel arrêt à Albany. 5h arrivée à New York. Deux heures d’attente avant le premier bus pour Philadelphia. La station d’autobus est pleine de gens qui attendent, qui somnolent,… On apprend la patience lorsqu’on voyage.

Laval sous la neigeLaval sous la neige4

« Il neige !! ». 8h du matin, j’ouvre un œil, tend l’oreille, soulève un bout de rideau. C’est l’euphorie dans notre 7e étage. Caroline (ma voisine de gauche) frappe à toutes les portes pour annoncer la nouvelle. Nos petits yeux d’européennes pétillent. Toutes, nous attendions la neige avec impatience… Mais nous ne l’attendions pas si tôt.

D’après Aude (collègue québécoise de la maitrise en journalisme), « Ça prend un européen pour se réjouir qu’il neige un 22 octobre… ».  Les bonshommes de neige, les batailles, le crissement des pas, ça ne fait plus rire les Québécois… Et surtout pas fin octobre !  Parce que la neige annonce l’hiver et que l’hiver est long au Québec… Et avec la neige, suivent les pieds mouillés, les camisoles de laine et les tuques (bonnets) !

Il a neigé toute la journée hier, une petite tempête en somme. Je dois dire qu’après quelques allée et venues à l’extérieur, la neige était tout de suite moins fun… Évidemment, ce matin, avec le soleil, ça change tout ! Reste juste à regarder où l’on met les pieds ! Plus de photo…

Laval sous la neige2Laval sous la neige3

Et voilà, des deux mois déjà passés. J’ai compris le mécanisme de ma serrure, et ne suis plus obligée d’aller aux toilettes – au bout du couloir – avec mes clés. J’ai mémorisé les codes de mes casiers (postaux et de cuisine), me suis re-familiarisée avec les cadenas américains. J’ai apprivoisé mon frigo et ses grondements, grognements, vocalises. J’ai trouvé l’entrée de la piscine, l’entrée des souterrains. Je suis passée en onde et j’ai mangé de la poutine. Je suis allé à Québec en vélo, tôt le matin pour voir la ville se réveiller. J’ai cueilli des pommes et fait de la croustade. J’ai perdu un appareil photo et une poêle à frire, mes gants. J’ai vu un match de Hockey et visité deux fois le Parlement. J’ai bu toutes les sortes de bières Boréales et ai préféré la Rousse. Je me suis faite l’oreille québécoise. J’ai découvert Alfa Rococo et Jean Leloup. Je ne m’étonne plus de croiser des marmottes et des écureuils sur le campus. J’ai assisté deux fois au spectacle du Cirque du Soleil et j’ai reçu une lettre. J’ai fait trop de photos que pour pouvoir donner un nombre approximatif… Et puis j’ai enfumé les cuisines… une expérience culinaire qui a mal tourné.

Mais je fronce toujours les sourcils quand je dois donner mon numéro de chambre : soixante-seize quatre-vingt trois (essayez pour voir, ça demande une concentration folle) et me perds toujours dans le sacro-saint Casault.

Reste à …

- Aller manger un hamburger Chez Victor

- Fêter Halloween

- Acheter des bêtises au Dollarama et passé au Village des valeurs.

- Aller au Musée des Beaux Arts du Québec

- Attendre la neige

- Acheter des gants et un parapluie

- Visiter les voûtes de Napoléon et le Dagobert

- Passer un vrai jeudi soir au Pub avec les mijoles

- Sacrer avec la VRAI intonation québécoise…. Taaaaabarnac’

- Organiser une soirée belge pour apprendre aux Français que Jacques Brel est Belge !

- …

Et au lieu d’écrire ce post, je ferai mieux de terminer ma revue de presse… Sinon, je vais passer ma première nuit blanche à Québec (Entre nous, si ça devait arriver, je préfèrerais la passer ailleurs qu’en tête à tête avec mon ordinateur)!

Ça fait beaucoup de moi-je… Et vous qu’avez-vous fait ces deux derniers mois ?

HockeyPoutineBoites aux lettres

Campus1stade rouge et orPavillon CasaultCampus2Stade rouge et or2Station d'autobus

Voici un aperçu du Campus de l’Université Laval, un dimanche d’octobre. Un grand carré d’herbe. Beaucoup de beton, beaucoup d’arbres, un grands stade, des résidences, un centre sportif, des bibliothèques, des amphis. Je voulais profiter d’un rayon de soleil pour prendre quelques photos, de toutes ces couleurs d’automne. Vingt minutes plus tard, j’ai eu droit à ma première tempète de neige (fondante) en prenant ces photos cette après-midi.Des nuages très sombres, puis le vent, la pluie et la neige, une drôle de lumière. Un air de fin du monde. Je suis rentrée trempée, le nez rouge et les doigts frigorifiés. Contente de ce nouveau tête à tête avec mon appareil photo.

Mont St-Anne1Mont St-Anne2

L’automne est là depuis quelques semaines. Un formidable festival de couleurs. Du jaune, du rouge, de l’orange, des teintes tellement plus intenses que chez nous. Samedi après-midi, je me suis laissée embarquée au Mont Saint-Anne, 40km à l’est de Québec. Une petite station de ski l’hiver. Une débauche de couleurs l’automne. Que du plaisir.

Plus de couleurs…ici

La langue québécoise est l’illustration d’un drôle de paradoxe. L’utilisation d’anglicisme et la préservation de la langue française contre ces mêmes anglicismes. Par exemple, un québécois ne dit pas weekend ou drive in. Il dit : fin de semaine et service au volant. Il ne regarde pas Desperate Housewife le lundi soir, mais bien Beautés Désespérées… Et puis, il trippe, il rushe, il ouatch, il plogue, il spotte et il punche!

Vous comprendrez ce que vous pouvez ;-)

En fin de semaine…

Au Québec, on aime bavasser,  jaser avec ses chums. Parfois, quand ils nous tombent sur les nerfs, on se chicane. Ça a pas de bon sens. En fin de semaine, on s’évache devant une game de hockey. On attend avec impatience que les premiers joueurs se sautent dans la face et se mangent une volée. En fin de compte, on en oublie la poque. Dans le fond, on se dit qu’on a p’t être ben tanponné, mais que c’était ben l’fun.

Samedi matin, on magasine, on fait les commissions. L’après-midi, on va aux vues.

Le samedi soir, on fait des partys et on boit des broues avec sa gang en écoutant des tounes. En pub crawl, y en a qui  brossent. Ça a pas toujours d’allure. Pour s’en remettre, ils mangent une poutine à 3h du mat’.

On becotte sa blonde et on se plait à l’appeler ma pitoune. Et quand on a en a pas on crouse dans les pubs, ça arrive qu’on pogne, qu’on tombe en amour.

S’il mouille à siot ou qu’il fait trop frette, on aime encore bien rester assis sur son steak, chez nous.

Besoin d’une traduction? C’est sûr, ça a moins d’allure en français…

Au Québec, on papote avec ses potes. Parfois, quand on se tape sur les nerfs, on se dispute. Ça ressemble à rien. Le weekend, on paresse devant un match de hockey. On attend avec impatience que les premiers s’engueulent et se prennent une raclée. En fin de compte, on en oublie le palet. Après coup, on se dit qu’on a peut-être perdu son temps, mais que c’était bien chouette.

Samedi matin, on fait du shopping, on fait les courses. L’après-midi on va au cinéma.

Le samedi soir, on organise des fête et on boit de la bière avec son groupe de potes en écoutant de la musique. En rallye chopes, y en a qui se tôlent. Ça ne ressemble pas toujours à grand-chose. Pour s’en remettre, ils mangent une poutine à 3 heure du mat’.

On embrasse sa copine et on aime l’appeler ma petite puce. Et quand on en a pas, on dragouille dans les bars. Ça arrive qu’on ait du succès, qu’on tombe amoureux.

S’il pleut des cordes ou s’il fait trop froid, on aime encore bien glandé, chez soi.

IMG_0064Ile-d’Orléans. Après-midi cueillette de pommes. Même gang qu’à Tadoussac, on a juste troqué les pagaies pour des seaux et des escabeaux. 8 piasses (dollars) la chaudière (le seau). Soleil et couleurs automnales au rendez-vous.  La cueillette de pommes, un sport à la mode à Québec en début d’automne. L’occasion pour nous de nous dérouiller les jambes et puis de croquer à belles dents dans toutes ces nouvelles variétés de pommes : les Macintosh, les Jonamac,  les Lobo, les Empire,… Un bon bol d’air pour se remettre du stress et de la fatigue accumulés pendant la semaine.

Reste plus qu’à se donner rendez-vous au fourneau. Au menu : tarte, compote et croustade aux pommes (la version québécoise du crumble, avec sirop d’érable bien entendu). Et puis quelques innovations culinaires…

Pour les gourmands ou les curieux, une petite recette pour la route. La croustade aux pommes…IMG_0049

3/4 tasse (190 ml) farine
1 tasse (250 ml) gruau
1/2 tasse (125 ml) cassonade
1/2 c.à thé (2 ml) cannelle
1/2 tasse (125 ml) margarine
7 pommes, pelées + Sirop d’érable
1 c.à soupe (15 ml) jus de citron

  1. Couper les pommes en petits morceaux et les mélanger au jus de citron et à la cassonade. Déposer les pommes dans un plat allant au four légèrement graissé. Verser du sirop d’érable sur les pommes.
  2. Dans un bol, mélanger ensemble tous les autres ingrédients, sauf la margarine. Défaire la margarine en crème et l’incorporer aux ingrédients.
  3. Étendre cette préparation sur les pommes.
  4. Cuire au four à 190°C pendant environ 30 minutes.

Pointe de l'Islet, TadoussacCeux qui me connaissent un peu, connaissent aussi ma maladresse. J’ai travaillé dur pour paraitre moins pataude, mais chassez le naturel il revient au galop… Et le naturel m’a rattrapée le week-end dernier à Tadoussac, un village célèbre pour son tourisme baleinier.

Mais reprenons depuis le début. L’idée d’aller voir les baleines est sortie un soir pendant le souper. Audrey n’avait jamais été à Tadoussac, Clémence n’avait jamais vu de baleines et Sarah en avait un souvenir incroyable. Samedi matin, nous quittons le campus avec Mathieu, un ami québécois. 3 heures plus tard, nous accostons à Tadoussac. Audrey et Clémence filent s’équiper pour leur balade en zodiac. Sarah, Mathieu et moi prenons le temps de pique-niquer et de nous promener… avant de saluer les baleines en kayak.

A l’extrémité de Tadoussac, la pointe de l’Islet est incontournable. Elle donne une vue prenante sur le point de rencontre entre le Saguenay et le saint Laurent. C’est aussi un observatoire privilégié pour voir les baleines. Nous nous installons donc près du bord pour attendre les baleines. Elles ne sont font pas prier. Toute pleine d’enthousiasme, je pointe une dorsale noire du doigt. La dragonne de l’appareil photo enroulée à  mon doigt se déroule lentement, l’appareil fait un ricochet sur la dalle sur laquelle nous sommes assis – dans ma tête une seule pensée : merde, l’appareil ne va surement pas apprécier un tel choc – s’était sans calculer le deuxième rebond : tout droit dans le St Laurent. POCK, PLOUF, l’appareil s’enfonce dans les eaux sombres du Saint Laurent. Pas le temps de bondir pour le rattraper, c’est trop tard.

Le goéland que je m’amusais à photographier quelques minutes plutôt a dû se rendre compte de la gravité du moment et de la fin de ses débuts prometteurs de mannequinat. Il s’envole et plonge à l’endroit de l’impact. Trop beau pour être vrai, l’oiseau remonte bredouille. Sur le bord, nous observons la scène, nos yeux se croisent et nous partons dans un fou rire interminable – un peu jaune pour moi. Je vois la scène se répéter encore et encore et je n’y crois toujours pas. (Ma mésaventure vous a fait rire ? Vous pouvez me sponsoriser pour l’achat d’un nouvel appareil photo sur ce numéro de compte 063-9353780-08 ;-) ).

Après cette mésaventure, nous retournons sur la plage. C’est l’heure de nous équiper pour le kayak. Ma première sortie en kayak de mer. L’équipement est à la hauteur de la température de l’eau : 4°C. Le groupe est composé d’étudiants français, tous vivent dans la résidence Parent. Malgré le vent, nous tentons une sortie. Nos bras en prennent pour leur grade, mais il y a quelque chose de grisant dans le fait de se retrouver au milieu du St Laurent, de passer les bouillons de baleines, de faire du sur-place à contre-courant et de… ne plus voir une seule baleine. Dans mon malheur, c’est la troisième fois que je viens à Tadoussac, des photos j’en ai donc de stock…

Tadoussac vu du haut

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