Entre la Casa Loma et la CN Tower, Queen Street et St Lawrence Market, de l’ancien et du neuf. Des ombres et des reflets. Des pierres et des vitres. Multi culturalité et contrastes. Des insolites et des incontournables.
January 5, 2010
Entre la Casa Loma et la CN Tower, Queen Street et St Lawrence Market, de l’ancien et du neuf. Des ombres et des reflets. Des pierres et des vitres. Multi culturalité et contrastes. Des insolites et des incontournables.
December 22, 2009
Quelques jours en Ontario. Loin à Ottawa avec Manue, une amie québécoise. Plus loin encore, à Toronto. Une capitale endormie, une métropole frigorifiée.
A Ottawa, je découvre la tire d’érable – du sirop d’érable bouilli qu’on dépose sur la neige avant d’en faire des rouleaux. Je fais l’acquisition d’une paire de crocs. Quelques boutiques, chez Starbucks, un café pour Manue, pour moi, un morceau de cake lemon poppy seeds. Un tour de la colline parlementaire. En soirée, pub irlandais et bières belges pour nos hôtes. Ottawa a beau être la capitale du Canada, elle apparait comme une petite ville. Pas de gratte-ciel surdimensionné, pas de vie nocturne trépidante. L’animation se concentre, l’après-midi, au centre commercial et sur Byward Market.
A Gatineau, nous visitons le musée des civilisations.
December 18, 2009
Vendredi 11 décembre. Dernière journée de cours. Fin d’une semaine marathon, entre remise des derniers travaux, préparatifs pour le départ et accumulation de dernières fois. J’ai cette drôle de faculté d’oublier la tension et le stress que représente chaque fin de semestre…
Nous avons tous de petits yeux, et attendons le moment de relâche. La fin de la dernière émission, la fin de notre seul examen. Nous trépignons d’impatience pendant les 3h de corrections du dernier épisode de « Planète » qui clôturent finalement ce semestre québécois. Drôle de temps qui file et trébuche.
Avant notre dernière soirée, je fais un dernier tour de Québec. Pour la première fois, il fait vraiment froid. Le vent me mord les joues. Je prends quelques photos, jusqu’à ce que mes doigts s’engourdissent, deviennent maladroits. Il n’est pas 7h, mais les rues sont vides et noires.
Enfin, j’arrive au « Cercle ». Certains sont déjà là, des frimousses décontractées. Un dernier moment à passer ensemble, dire au revoir… parce demain à la même heure, je serai déjà loin !
December 3, 2009
12h30, j’arrive au sacro-saint Casault pour le cours de M. R. ma petite omelette dans une main (préparation/timing impeccable – suis très fière). Mais voilà personne devant la classe, personne dedans. J’envoie un mail à mes compatriotes – peut-être ont-ils décidé de boycotter le cours (combien intéressant de M. R.) ou peut-être me suis-je trompée de jour, d’heure et de local… 10 minutes plus tard, prise d’un doute, je descends d’un étage. M. R. tourne en rond dans la classe, les mains derrière le dos. Je m’excuse de mon retard – j’suis qu’une étourdie qui n’a toujours pas enregistré que le cours était au 3e étage et non au 4e. Et puis j’ai un petit pincement au cœur devant ce vieux monsieur – que j’aurais pourtant bien défenestré à chaque séance, chaque fois qu’il s’est gargarisé de ces grandes réussites, théories, des accomplissements de sa (trop ?) longue carrière.
M. R. doit être un bon papa tendre et attentionné, avec dans son sac des tas d’histoires… Mais il n’a pas/plus la cote auprès des étudiants. Et c’est un peu triste… Comment lui dire sans le vexer (quoique avec un tel égo, se formalise-t-il seulement du peu d’assiduité de ses étudiants ?), « M. Le Professeur vous êtes dépassé… »
Mais M. R. ne semble pas affecté par la désertion évidente des étudiants… « De toute façon, vous avez toute la matière dans votre syllabus, vous pourrez-vous rattraper »… Je n’ose pas lui dire qu’il est un peu optimiste. Il m’explique sa théorie du jour. J’attends avec un peu d’appréhension les symptômes de ses digressions habituelles. J’y réchappe heureusement… Nous discutons de choses d’autres. 13h30, je m’éclipse, un peu soulagée, mon omelette toute froide dans la main.
November 29, 2009
Deux petites nouveautés sur “A look around”!
Vous pouvez vous inscrire et recevoir les nouveaux articles directement par email! Inscrivez votre adresse email dans la case en haut à droite et cliquez sur “sign me up”. En deux secondes vous voilà sûr d’être toujours au courant des dernières nouvelles et cela sans chipots!
Autre nouveauté, vous pouvez coter les articles. Pour cela, cliquez sur “comment”, sur la page suivante vous verrez, en haut de l’article, des petites étoiles à remplir si l’article vous a plu (ou pas)! C’est toujours chouette d’avoir une appréciation, bonne ou mauvaise! ça permet de se remettre en question.
Mis à part cette petite nouveauté, n’oubliez pas d’abuser des commentaires et d’interagir! Ce blog est aussi un moyen de rester en contact et d’échanger des idées, des histoires,…
November 28, 2009
Certaines histoires nous reviennent de façon étonnante… Hier soir, je mangeais dans les cuisines de la résidence avec des amies belges et françaises et Manue, une amie québécoise de Tadoussac de passage. J’ai bien dû lui raconter ma dernière visite à Tadoussac : les baleines, l’appareil photo et vous connaissez la suite. Et voilà que la fille assise à côté s’exclame “c’est toi la-fille-qui-a-jeté son appareil-photo-dans-le-fleuve ?!” Et elle joint le geste à la parole…Y a pas de doute, il doit s’agir de moi…
Je reste un peu bouche-bée… Mon histoire aurait-elle fait le tour de la résidence ? La petite française poursuit. « Il y en a d’autres des histoires comme ça, tracasse pas ! T’as pas entendu l’histoire du gars qui s’est fait prendre par la police en train de pisser sur un mur à Québec, ou celle de la fille qui s’est fait voler son ordinateur et son ipod dans sa chambre (en résidence) pendant qu’elle dormait ? T’es ma troisième histoire ! ». Je suis donc devenue la-fille-qui-… Je ne sais pas si je dois en être fière, mais tout bien considéré, je préfère mon histoire à celles des deux autres-qui-ont…
November 26, 2009
La P’tit Grenouille est ce qu’on appelle, au Québec, un chansonnier, une boite à chansons. Deux types là-haut, sur la scène, se relayent pour remplir le bar de chansons. Ils grattent des accords québécois, français, américains.
« Aline », « Voyages, voyages », « Non, non rien n’a changé »… Des tunes à rendre nostalgique la petite guide qui sommeille en moi. Des tunes des Cowboys Fringants, des Coloc’s, de Mes Aieux, … des tunes pour approfondir mes connaissances musicales québécoises. Un peu de Tryo, repris en cœur et à tue tête par une foule de québécois en chemise « carreautée », un petit Louise Attaque pour nous emmener au vent. Et puis pour commencer – et finir – la soirée, un petit Cœur de Loup ? Philippe Lafontaine a la côte par ici!
November 14, 2009
New-York est une ville qui s’apprivoise. On se familiarise d’abord avec le métro, le quadrillage des rues. On s’habitue à la foule, à zigzaguer entre les gens pressés. La sensation de suffocation disparait peu à peu… dès qu’on prend le temps d’observer.
On finit par se rendre compte que Central Park murmure des notes de saxophone, que le pont de Brooklyn a le goût d’arachides grillées, High Line Park, une légèreté aérienne, Harlem, un sourire éclatant et que Chinatown exalte des bouffées d’odeurs.



New-York laisse peu de place aux demi-teintes, aux justes mesures. La plus crasse des indifférences côtoie la plus simple des gentillesses. Demandez votre chemin, on vous regarde avec condescendance avant de détourner les yeux ou on vous prend par la main et on vous guide jusqu’à bon port. Des inconnus vous parlent, naturellement, vous proposent spontanément de l’aide. Je suis à chaque fois surprise de tant de simplicité.
Je découvre Central Park à côté de Sameh, dans son élégant costume de réceptionniste. L’Egyptien d’une cinquantaine d’année se promène chaque jour dans le parc pendant sa pause.
J’accompagne Jay pour prendre des photos de nuit des ponts de New-York. Cet employé de Bank of America d’origine indienne sort tout juste de son cours de photographies.
Je traverse New-York en métro avec Cécilia, une actrice danoise. La jeune blonde vient juste de chanter « Je ne regrette rien » de Piaf dans un bar français de Brooklyn.
Je discute photo avec Aylan, un ancien photographe de presse turc, dans son stand du parc Bryant, sur la 42e Av. A 30 ans, il a choisi de reprendre un projet créatif et artistique.
Sans malice, partager des petits morceaux de vie.



Entre New-York et Washington, le plaisir de retrouver Mary après 4 ans, de partager un milkshake oreo-banane et de papoter avec William à Brocklyn.
November 11, 2009
November 5, 2009
Dans le cadre de la maitrise en journalisme international, Mme Payette, la directrice du programme nous a envoyé une semaine à New York et à Washington. Au programme, visite de l’ONU, rencontres de journalistes, de John McArthur, le président et éditeur du Harper’s, un cours de journalisme à l’Université de Columbia,…



En dehors de ce programme minuté, nous avons tenté de découvrir un peu New-York. Comme le dit Victor, les plus mauvaises photos font parfois les meilleures histoires. Voici donc quelques mauvaises photos… quelques détails qui m’ont marquée à New-York.
New York ne dort jamais. Après une longue journée, Clémence et moi avons fait un petit tour sur Times Square pour le vérifier. Times Square, 4 ou 5 « blocs » de lumières intenses, de couleurs criardes et de publicités. Des rues noires de monde, des gens qui hèlent des taxis. Honnêtement, je serais curieuse de savoir quel est l’impact écologique de ce petit quartier si populaire
de New-York, centre névralgique du culte du dieu Consommation. Mais malgré soi, on se prend au jeu… on ne sait où poser les yeux. On entreprend un petit pèlerinage touristique dans les incontournables magasins. On s’extasie devant le Tirex grandeur nature du Toys’rus, qui bouge et rugit, devant les écrans géants et ces choses inutiles, mais devenues des incontournables, des indispensables de la Big Apple. Parmi ces inutiles, le M&M’s Store l’emporte haut la main ! Les tasses, gadgets, casquettes, peluches, sacs… jusqu’aux décorations de Noël sont à l’image des cacahuètes enrobées. De la publicité achetée par le consommateur, du grand art marketing ! Mais New-York sans Times Square, ça ne serait pas New-York!

New-York est grand. L’espace et le temps y sont tout chamboulés, les distances sont toutes relatives et les heures filent. On ne marche pas à New-York, où l’on marche énormément… Mieux vaut donc apprivoiser rapidement le plan du métro et décoder les panneaux directionnels. Encore une chose apprise à mes dépends. Lundi matin, j’ai pris autant de temps pour aller de Philadelphie à New-York que de la station d’autobus à l’hôtel : 2h. Allers-retours sur la ligne de Métro n°4 et recherche désespérée de la 7e Av. (qui s’appelle aussi the Powel Street…encore fallait-il le savoir !) s’entendent. Ma petite valise et moi avons presque frôlé la crise de nerfs. Malgré le développement de mon sens de l’organisation, je reste la première victime de ma grande naïveté et de mon excès de confiance dans le cours des choses. Commentaire à part, il faut accepter de se sentir tout petit et perdu quand on est à New York… et espérer trouver de gentils new-yorkais pour nous remettre sur la bonne voie (et il y en a beaucoup).
Un incontournable un peu plus culturel : le musée d’histoire naturel. Majestueux, immense, il borde Central Park. Le temps d’un voyage dans le temps, on oublie qu’on est à New York. On se laisse impressionner par les squelettes de dinosaures et l’impressionnante collection d’animaux empaillés, captiver par les civilisations. C’est étonnant de voir que toutes les civilisations, quelques soient l’époque ou le continent, ont suivi, au départ, les mêmes évolutions, ont utilisé les mêmes outils, les mêmes techniques. La culture et la religion se sont ensuite ajoutées pour les différencier.